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Rapport du réseau PAVÉS 2019-2020

à la Conférence du Réseau Européen Églises et Libertés

Pierre Collet
Cet article n'a pas été publié dans une de nos revues

Notre réseau

Pour un Autre Visage d’Église et de Société est né dans la foulée de l’affaire Gaillot il y a 25 ans mais la plupart des groupes qui l’ont constitué et plusieurs des fondateurs et fondatrices ont disparu aujourd’hui, si bien que son Conseil ne compte plus qu’une douzaine de personnes, de l’Association Hors-les-Murs (prêtres mariés) et de la Coordination des Communautés de Base. Ce Conseil ne s’est plus réuni depuis plusieurs années.

L’activité concrète principale de PAVÉS se concentre sur la production d’un bulletin trimestriel d’une soixantaine de pages envoyé à quelque 600 adresses postales et presque autant en version numérique, ce qui constitue une audience non négligeable et un encouragement certain à poursuivre.

Deux objectifs retiennent l’attention de l’Équipe de rédaction :

-          assurer les liens et la circulation de l’information dans le réseau d’une part,

-          fournir des outils de réflexion et des propositions de changement et d’ouverture pour la foi chrétienne, pour l’Église, pour la société.

Malgré le peu d’intérêt et de disponibilité d’une majorité des membres pour les engagements à l’international, PAVÉS veut assurer au mieux la participation de ses délégués au Réseau Européen Églises et Libertés et à We Are Church International.

Du point de vue ecclésial

PAVES n’a aucun contact avec la hiérarchie.

Pendant une dizaine d’années, nous avons eu un délégué et nous avons participé au Conseil Interdiocésain des Laïcs qui était une plateforme assez représentative et active. Ce n’est plus le cas depuis 3 ou 4 ans, le CIL éprouvant beaucoup de difficultés à subsister (contrairement à son homologue flamand) et nous n’y sommes plus représentés.

C’est d’autant plus regrettable que les dernières nominations dans notre épiscopat permettraient sans doute des collaborations fructueuses. Mais personne ne se propose « à la manœuvre » pour ce genre d’initiative.

Précisons pourtant que l’Église catholique de Belgique publie un Rapport annuel qui en est à sa 3e édition et qui manifeste une volonté assez nouvelle de communication et de transparence. 

Concernant les questions qui intéressent plus particulièrement le RE

Droits humains - Place et rôle des religions - Neutralité des institutions - Egalité femmes-hommes, etc.

PAVES n’a plus de contacts institués mais nos petits groupes s’emparent souvent de ces thématiques, ainsi que notre bulletin.

Nous disposons d’un très riche Rapport annuel sur les religions et la laïcité en Belgique, édité par le CIERL (ou ORELA qui fait partie de l’Université Libre de Bruxelles : en fait ce sont des membres du CAL, Centre d’Action Laïque). C’est le 8e rapport publié. Le rapport portant sur 2020 paraîtra sans doute cet été.

En s’inspirant du rapport, voici 4 tendances générales :

1. Le « dialogue institutionnalisé » entre les religions (et la laïcité organisée) et les pouvoirs publics, mis en place de manière structurelle en 2017, se renforce.

2. La « laïcité organisée » (CAL) a fêté ses 50 ans en 2019. Le rapport reconnaît que son anticléricalisme s’est fortement atténué, mais aussi que son statut de reconnaissance officielle comme organisation « convictionnelle » ne lui permet plus de militer pour l’inscription de la « laïcité » dans la Constitution…

3. Il est clair que la volonté d’encadrement et de contrôle du culte islamique ne cesse d’augmenter : en Flandre toute reconnaissance de nouvelles communautés est suspendue depuis 2017.

4. Le système belge de reconnaissance des cultes n’est pas remis en question mais s’est au contraire trouvé renforcé par de récentes mesures contre certaines influences étrangères.

Quatre domaines nous paraissent plus significatifs d’interactions récentes entre religion et société

1. La fin de la saga des abus sexuels du clergé. L’année 2019 a été marquée par la publication d’un Rapport de synthèse sur la prise en charge des abus sexuels au sein de l’Église de Belgique et d’un Code de conduite pour ses collaborateurs.

2. La question des signes religieux, particulièrement le voile islamique, reste très actuelle, particulièrement à Bruxelles. Les affaires se succèdent sur le plan judiciaire. Voir le blog de Felice Dassetto, p.ex.

3. La législation sur l’IVG. Depuis octobre 2018, la loi relative au droit à l’avortement a été retirée du Code pénal, l’acte n’est plus considéré comme un délit. En 2019, un projet de loi a été introduit afin de dépénaliser totalement l’IVG, d’étendre la limite à 18 semaines de grossesse, etc. Les tentatives pour voter la loi n’ont pas abouti à ce jour.

4. La transformation – disparition/intégration/imbrication ? – des cours de religion(s) dans l’enseignement obligatoire en cours de philosophie et de citoyenneté semble s’accélérer. Le CAL presse le politique pour une extension à 2 heures du cours de philosophie et de citoyenneté (CPC) pour tous les élèves.


Pierre Collet (Hors-les-murs)


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